Les Bozarts

de l'Abbevillois
Posts Tagged ‘Exposition’

ecole des beaux arts abbeville

Les Beaux Arts

18 rue des capucins – 80100 Abbeville

03 22 24 41 15

Les tarifs annuels sont calculés en fonction du quotient familial. 

……………………………………………..

Les cours reprennent à l’école des Beaux-Arts le mardi 11 septembre 2018.

La journée d’inscriptions se déroulera le mardi 5 septembre
de 9h à 12h et de 14h à 19h

(possibilité de s‘inscrire directement à la reprise des cours et tout au long de l’année)

ecole des beaux arts abbeville – Papiers d’Algérie

CHRISTINE BOVER

DU 11 OCTOBRE AU 5 NOVEMBRE 2010

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Christine Bover est née en 1955 en Algérie.
Elle quitte ce pays en 1964, soit deux ans après son indépendance.

Cette rupture avec l’enfance et son terreau natal est brutale, sans appel, sans retour en arrière possible.

Cet évènement l’amènera à travailler sur la mémoire et le souvenir ; sur les traces et les signes qui se croisent et se mélangent dans son esprit, situant toujours son champ pictural et plastique dans le cher pays de son enfance.
Quatorze années s’écoulent avant qu’elle retourne en Algérie où elle retrouve l’ancienne pépinière de sa famille et les personnes qui travaillaient alors pour son grand-père.
Un retour aux sources qui lui donne l’occasion de collecter des petits objets, des fragments de matières et des morceaux de papiers ; ramassés ça et là ; ils sont autant d’éléments matériels qui de par leur charge, agissent comme stimulants de la mémoire.
A l’aide de ses collections elle élabore des paysages intimistes dans des boites que l’on peut à loisir, ouvrir et refermer.

Les reliques bidimensionnelles qui nous intéressent ici sont scannées et stockées dans la mémoire de son ordinateur. Elle fait traduire les fragments de textes rédigés en arabe de manière à pouvoir établir, au besoin, une relation entre le fond, la forme et le sens des images qu’elle fabrique. Les souvenirs et les images s’accumulent dans notre cerveau ; comment s’y ordonnent-ils ? Comment interagissent-ils ? Comment interpréter les combinaisons qui découlent de ces rencontres ? Fortuites ? Aléatoires ?

Autant de questions que se pose Christine Bover.

A l’aide de son outil informatique, grâce à sa capacité de mémoire et à sa vélocité, elle peut mixer tel un DJ ? Les bandes de texte et les images. En infographie, on parle de calque, ce sont des images que l’on superpose et que l’on peut manipuler indépendamment les unes des autres, mais qui, par transparence, constituent une entité picturale. Elle manipule ces calques à la manière d’un rêve où s’enchaînent, sans logique apparente, les mots, les sons et les images. Il est question ici d’une certaine logique, celle des interférences et des signaux qui se répondent à une vitesse qui ne nous laisse guère le temps de comprendre et de se rassurer. La circulation de ces flux d’information et leurs télescopages incessants, Christine Bover les capture, les fixe de quelques clics sur son écran. Elle nous donne à voir le fruit de ces circonvolutions artificielles.



ecole des beaux arts abbeville – Exposition Camille GRAIN

Sculptures

Exposition octobre novembre 2009

Designer en textile et objet de formation, Camille Grain chemine naturellement entre la deuxième et la troisième dimension. Il revisite la notion de  » matériaux souples « , chère aux professionnels du prêt à porter en les employant à contre sens, à contre courant, à contrario…

Il joue avec la matière, il ironise avec les textures qui se transforment en autant de pièges à regards car elles ne sont jamais ce qu’elles ont l’air d’être.

Avec Camille, l’habit ne fait pas le moine, il aurait même tendance à le tromper, à l’égarer dans les méandres d’une surprenante apparence. En transformant le motif en volume, Grain fait du pied de poule un bas-relief. Avec lui le vichy se fait chaise et le madras éléphant…

Des objets sont utilisés comme structures porteuses.

Au-delà de leur fonction même, c’est leur capacité à recevoir une nouvelle peau qui retient l’attention de Camille.Ils sont ensuite recouverts d’une multitude de fragments, d’une nouvelle matière, ici des lamelles de store, là des cubes de mousse ou copeaux de bois.

Une nouvelle enveloppe transfigure alors le volume, l’objet, affranchi de sa fonction, deviens une entité à haute valeur ajoutée.