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Bernard Sodoyez
… Venise
du 25 février 2022
au 8 avril 2022

Venise, pour moi, c’est le coup de foudre lors de mon premier voyage, en sortant de la gare. Bien-sûr, comme tout bon touriste, en première lecture il y a la découverte des façades, des calli, des ponts …
Au fil des visites, chaque année, l’autre Venise, plus sombre, plus inattendue, plus mystérieuse s’est imposée. Les expositions des Biennales, dans la ville nous font découvrir des lieux, des sculptures qui ont été et qui sont toujours les principaux thèmes de mes travaux.
Mais dessiner ou peindre Venise, aujourd’hui me parait insurmontable, surtout à la suite de Canaletto, Guardi, Turner, Monet et tant d’autres. J’ai réalisé peu de paysages de la ville préférant la lagune et les îles au loin.
Je ne peux me séparer de Venise, dès que je la quitte, je n’ai de cesse d’y revenir.
Gérard Payen
Enseignes peintes
d’Afrique de l’ouest
Photographies
du 13 décembre 2021
au 4 février 2022

J’ai vécu et travaillé durant quinze ans en Afrique de l’ouest.
En observant les paysages urbains, j’ai été marqué par les enseignes peintes à la main qui annonçaient les lieux et métiers des artisans. Il s’agissait souvent d’enseignes de coiffeurs, de photographes, de tailleurs, d’horlogers, mais aussi de mécaniciens, de disquaires, de bars, de restaurants, de guérisseurs…
Parfois c’était proche de l’art pariétal, motifs peints directement sur les murs, des cloisons, du contreplaqué de récupération.
J’ai été particulièrement séduit par l’aspect « art brut », arts poétique voir surréaliste, parfois proche de l’abstraction dans la facture esthétique de cet art.
A la fois pratique, utilitaire et aussi expressif, onirique, décalé, il s’en dégage fréquemment un humour évident et aussi une philosophie de la vie.
Sans oublier certaines évidences sociologiques comme la reconnaissance et la fascination de la technicité (docteur de montre) jusqu’à l’exubérance (hôpital de la montre).
Ces photos ont été prises au Niger, au Bénin, au Togo, au Burkina Faso et principalement en Côte d’Ivoire entre 1969 et 1987.
Gérard Payen


Megan Laurent
Vues Persannes
Photographie
du 3 octobre 2020
au 6 novembre 2020

Lors de ma résidence artistique de plusieurs mois en 2017 au C. C Art Space (centre d’art à Ispahan), accompagnée de mon appareil photographique, j’ai sillonné l’Iran de Téhéran jusqu’au Golfe persique en passant par Ispahan.
Vues Persanes se présente comme une exposition éloignée des représentations médiatiques actuelles du pays, ce territoire étant ostracisé pour des raisons politiques, « fantasmé » pour son régime à l’heure d’une islamophobie latente en Europe.
J’ai voulu à travers mes images et mes textes, témoigner de la richesse culturelle de l’Iran, de son quotidien, de ses paysages insoupçonnés et de ma rencontre avec les Iraniens.
Megan Laurent
Monique Tarlin
Histoires de murs
du 4 au 31 mai 2019
Mon travail s’articule autour de l’observation dans la rue de
morceaux de bitume ou de murs qui ne me laissent pas indifférente tant au niveau de la matière , des couleurs ou du langage plastique qu’ils dégagent ; la photo agit comme intermédiaire au travail pictural , j’utilise ensuite sur un autre support la peinture acrylique.




PATRICE ROGER
du samedi 16 mars 2019
au mardi 30 avril 2019
Les inconnues de Fayoum
estampe pigmentaire


…Masquer ou éliminer le masque. Résurgence dans notre siècle par ce travail en douze figures qui masquent la trace du temps, marquent une empreinte picturale, jouent une partition de notre temps, « ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ». Sur des tempos successifs, l’histoire – car c’en est bien une qui invite le spectateur à la construire et la déconstruire aussitôt – ne révèle pas. Elle imprime par le masque du visage, sa silhouette, ses traits obscurs ou sa lumière zébrée, ce que le corps ne dit pas et, dans l’empreinte de la scène, une écriture fluide du passage de l’artiste. Un passage tel un glissement. Les passages d’un visage mouvant. Un dialogue d’images où l’homme et son vocabulaire imaginaire s’inscrivent sur notre histoire ou sa représentation. Une histoire à la fois singulière et collective qui glisse au sein de l’image, de portrait en portrait, l’offrande d’un regard transformé. Un hommage masqué aux femmes et une empreinte. Sa trace.
Yves Doazan (extrait).



Julie Mallard
Lowbrow
du 28 janvier 2019
au 8 mars 2019
Le lowbrow se réapproprie les codes issus des médias populaires tels que le comics , le graffiti, le dessin animé et tout ce qui n’est pas considéré comme appartenant au monde des « Beaux-Arts » classiques.
Il est considéré comme faisant partie de la « pop surréaliste ».
Le Lowbrow art est souvent humoristique, tantôt joyeux, parfois espiègle et, d’autres fois, sarcastique.
La plupart des œuvres lowbrow sont des peintures, mais elles peuvent également utiliser d’autres supports ou techniques.
À propos de Julie Mallard
« Depuis toute petite je ne fais que dessiner et peindre, n’ayant pas eu une santé de fer je passais mon temps à m’évader par mes dessins.
Je ne fais que retranscrire mes impressions sur le monde de part ma vision de ce dernier ,mon but est de faire rêver. »




RACHID BOUKHARTA
Linogravure
du 1 décembre 2018
au 18 janvier 2019
UN JARDIN DE MOTIFS ET DE COULEURS
« Voilà comment qualifier le style pictural de Rachid Boukharta. Un art de l’intériorité où les éléments figuratifs sont convertis en formes abstraites, dans une mise en espace et en couleurs originales. La répétition des motifs crée non seulement un effet visuel surprenant, mais une musicalité. »


Voir, à propos de Rachid Boukharta, le film de Pierre Boutillier,
La Promesse !

Travaux d’élèves d’automne à l’OT 2018 !
du samedi 10 novembre 2018
au vendredi 23 novembre 2018
OFFICE DE TOURISME – ABBEVILLE

Anne Jany
du samedi 22 septembre 2018
au vendredi 16 novembre 2018
SECRETS DE LA GRAVURE

Anne Jany exprime non ce qu’elle voit mais ce qu’elle pense de ce qu’elle voit, par une originale harmonie de lignes gravées dans le zinc.
Elle illustre les thèmes qui l’inspirent: la nature, les grands hommes, l’enfance…
L’installation « Un an tout rond » exposée à la bibliothèque Robert Mallet est une œuvre construite comme un journal qui se déroule en 730 images.

France Dufour et Michele Mareuge

A propos de calligraphie
Composition techniques mixtes à partir
de calligraphie recyclée et calligraphie abstrait
Depuis l’invention de l’écriture cunéiforme par les sumériens (des combinaisons d’empreintes en forme de clous et de coins réalisées dans des plaques d’argile), nous n’avons cessé de perfectionner les systèmes aux apparences multiples que nous connaissons aujourd’hui.
L’écriture manuscrite (qui est déjà remplacée par l’utilisation des touches du clavier et/ou le son de la voix qu’une machine transforme en mot), est une pratique en stricte relation avec notre corps et notre esprit, une prise directe sur notre cerveau en quelque sorte.
Le crayon, la plume ou le doigt directement enduits de peinture transforment notre corps. Ces outils rendent tangible grâce à l’écrit notre intimité intellectuelle.
Ces différents traceurs nous permettent de donner à voir et à comprendre, de fixer sur la matière et dans le temps des idées, des émotions, des concepts, des règles….Bref, l’écrit nous permet de transmettre par-delà notre existence même ce que notre cerveau élabore.
Avec France Dufour et Michèle Mareuge, l’acte d’écriture, le geste, la trace qui en découlent et le papier deviennent une matière première au service d’un processus créatif. Elles revisitent et interprètent cet acte aussi banal que complexe. Elles transforment le sens des mots en tant que signifiant qui deviennent des signes étranges, une écriture étrangère. France Dufour et Michèle Mareuge nous proposent ces textes, ces mots, ces lettres ou de simples fragments de lettres qu’elles couchent sur le papier ; Il en est le réceptacle, il porte la trace, la transporte. Vecteur, il est à son tour découpé, déchiré, collé, enduit, peint, tissé….Le texte est déconstruit, fragmenté, transfiguré, réinventé en tant que signe. Le langage plastique supplante alors le verbe et d’autres codes se mettent en place, les couleurs, les formes, les valeurs se mêlent aux graphies morcelées et de nouvelles histoires s’offrent à nos regards….
Images résilientes…..comme une preuve de la permanence et de la continuité de l’intention de l’artiste à s’imposer obstinément.
Jean-François Petitperrin
Boucher de Perthes 2018
Travaux d’élèves
du samedi 3 février
au vendredi 16 mars 2018

Jacques Boucher-de-Perthes à Abbeville, on connaît ! Enfin… surtout le lycée qui porte son nom et que l’on associe vaguement à la préhistoire à cause du silex taillé géant que l’on a planté à l’entrée…et pour pas mal de gens ça s’arrête là !
Dommage, car, lorsque l’on y regarde de plus près, la vie de Jacques Boucher-de- Perthes mérite plus qu’un détour !
Ecrivain, musicien ( compositeur), scientifique, fonctionnaire et voyageur…une vie qui a de quoi nourrir notre imagination ; à plus forte raison lorsqu’elle fait référence à la préhistoire, à l’archéologie et à une époque où les nouvelles origines de l’homme bouleversaient les certitudes…
Mais profitons en pour rendre hommage à un vrai picard se prénommant Casimir (qui aurait dit-on inspiré le célèbre dinosaure orange…), archéologue en devenir, qui n’aura hélas pas le temps de poursuivre des recherches qui serviront de socle à notre Boucher-de-Perthes en mal de reconnaissance…
Grâce à la pratique du dessin, de la peinture, des arts numériques, de la céramique et du travail en volume nous avons interprété ce qui n’était pas encore une science, à savoir le travail archéologique mené par JBP.
Nous n’avons pas toujours cherché à illustrer ses propos et ses découvertes, mais à les mettre plutôt en résonance avec notre imagination en les sortant de leur cadre strictement scientifique.
Nous donnons simplement à voir ce qu’évoque dans notre esprit les études stratigraphiques qui mènent au décryptage des codes telluriques !
Nous avons reconstitué les squelettes d’un « Klébarosaure » et d’un « Piafosaure »…deux créatures qui vivaient jadis dans le parc d’Emonville encore vierge de toutes interventions humaines…
Nous avons collecté d’innombrables vrais faux fossiles que les plus grands musées ne sont pas prêts de nous envier, ainsi que d’authentiques crânes de « Tergiversatiles » aussi faux que nature !
Les silex taillés en ont également inspiré plus d’un…mais pas les polis que nous avons un peu oubliés…trop sages sans doute !
Bref, Jacques Boucher-de-Perthes a été jeté en pâture…à l’esprit créatif de nos élèves qui connaissent mieux aujourd’hui celui qui en d’autres temps aurait pu être leur voisin !
Jean-François Petitperrin





















