Les Bozarts

de l'Abbevillois
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CHRISTINE LORIAUX – Sophie HELENE

Du 6 février au 18 mars 2016

 

2004-11-22 09.00.17-2 (1)Christine Loriaux se qualifie volontiers d’autodidacte.
Elle a néanmoins renforcé son approche empirique du travail de la terre par des formations plus techniques.
La pratique de la céramique requiert en effet un savoir faire certain, et, si le hasard peut quelquefois faire le bonheur de l’artiste en générant d’heureuses surprises, il doit toutefois plonger ses racines au cœur d’un geste maîtrisé et d’une technicité assumée.
Adossée à cette expérience acquise et évolutive, Christine Loriaux peut libérer son esprit créatif et nourrir son propos de ce qui la touche.
Une grande liberté de penser et de faire constituent le cadre de sa démarche.
Ce souffle, cette attitude artistique est en phase avec sa manière de vivre, une quête de l’essentiel débarrassée des contingences nuisibles à sa créativité.
Mais cette apparente sérénité dissimule à peine une lutte, le combat pour la vie que mène chaque être, ici, une bataille pour exister en tant qu’artiste, à travers le regard de l’autre et mieux encore, à travers la reconnaissance de quelques initiés…
Christine Loriaux est attentive à son environnement, elle se positionne comme un récepteur de stimulations esthétiques.
De ces stimulations découle un registre formel étendu, de la figuration à la transfiguration.
Son environnement, le nôtre, est ainsi constitué, d’entités identifiables, palpables et d’immatérialité.
Ces éléments en se combinant constituent le terreau subtil dont Christine Loriaux nourrit son propos.
Elle prélève, ici la structure minuscule de la moelle, là, des extraits de concrétions coralliennes se situant aux frontières de la minéralité et de l’animalité.
Elle détourne aussi la flore, l’assimile du regard et la réin(terre) prête.
S’agit-il d’un jeu ?
Sans doute oui…une manière de s’ancrer à la réalité, de la traduire, de refaire le monde… la terre…
Christine Loriaux travaille en boucle, ce qu’elle prélève du regard, elle le restitue, à, et par la terre.
Elle formalise des rencontres esthétiques réalisées dans sa nature, littorale, pastorale, urbaine…
Elle sympathise avec les éléments….touchée par l’invisible elle nous le donne à voir.

SAUSEN MUSTAFOVA

DU 5 OCTOBRE AU 27 NOVEMBRE 2015

PEINTURE

 

ECOLE DES BEAUX-ARTS – TRAVAUX D’ÉLÈVES 2015

DU 2 AU 18 SEPTEMBRE 2015

EXPOSITION DE TRAVAUX D’ÉLÈVES

Yazid Medmoun

La boxe

Du samedi 25 janvier au vendredi 14 mars 2014

invitYazid

Jean Bercez – Jean-Marc Meurisse – Bernard Sodoyez

CAFAS 1965

Du samedi 7 décembre 2013 au 17 janvier 2014

invitCAFAS

 

Mémoires des paysages de la Grande Guerre

Du 28 octobre au 5 décembre 2013

invitMemoires

André Brieudes

Monde calme à très agité

Du samedi 28 septembre au jeudi 24 octobre 2013

invitBrieudes

école des beaux arts – Travaux d’élèves 2013

travaux élèves 2013Du 22 juin au 5 juillet 2013

Exposition de travaux d’élèves


école des beaux arts – christian dupuis

Christian DupuisDu 1er avril au 24 mai 2013

Christian Dupuis – exposition

La peinture de Christian Dupuis nous touche ! C’est un fait suffisamment rare pour être signalé ! En effet, de nombreuses personnes (des artistes?) exhibent leurs « belles images » les bras grands ouverts à notre regard ! Des bras qu’elles ne referment pas car elles n’ont en vérité aucune étreinte à offrir, rien qui s’apparente à un désir d’échange, à une envie de partager… A contrario, Christian Dupuis nous offre ses œuvres, il nous en laisse la jouissance, l’usufruit en toute simplicité et en toute générosité. Sa peinture est de celle qui peut vivre sa vie, qui peut s’affranchir de la présence du maître Christian Dupuis l’a richement dotée et nos regards l’épousent sans hésitation, plongeant dans l’épaisseur de l’image, ce contenant immatériel qui transcende l’apparence en la connectant directement à notre âme. La simple image se fait ainsi œuvre. L’oeuvre d’art est une combinaison complexe d’éléments que l’artiste doit nourrir ! Il la nourrit de son expérience, de son savoir faire et de son savoir être. Il la nourrit de sa pensée, de ses questionnements. Il la nourrit aussi de ce qu’il empreinte respectueusement aux autres artistes, à ceux qui l’ont précédé et dont, d’une certaine manière, il prolonge l’oeuvre, en la développant, en se la réappropriant et en la transfigurant. Le créateur inscrit ainsi son travail dans un continuum artistique. Christian Dupuis annonce la couleur sans faux-fuyant : il plonge les racines de son processus créatif dans l’oeuvre de ses maîtres que sont le hollandais Frans Hals et les américains David Hockney et Edwin parker Twonbly . Ces artistes ne sont bien évidemment pas les seuls à influencer son travail, mais Christian Dupuis trouve chez eux depuis de nombreuses années de quoi alimenter ses recherches. Chez Frans Hals, portraitiste du 17e siecle, contemporain de Rembrandt et Vermer, il apprécie la manière de figurer l’humain, d’en dépeindre plus que l’apparence, de suggérer ce qui à-priori ne se distingue pas. Avec Edwin Parker Twonbly, Christian Dupuis partage une fascination pour la ligne, la trace, les tâches et les mots qui surgissent sur la toile. Et enfin dans l’œuvre de David Hocknek, autant que sa palette, Christian Dupuis retient son art de structurer l’espace bidimensionnel de la toile en utilisant les lignes imposées par le matériel architectural du sujet dans la série des « Piscines» notamment. Aux origines de son œuvre il y a donc les influences. Il y a aussi des thèmes qui lui sont chers, un peu disparates et semblant ne pas se répondre, tels que : l’ Egypte, l’Afrique, les casses de voitures et les boites de soda écrasées… Des thèmes qui se rejoignent néanmoins dans sa peinture, qui se recoupent et se télescopent avec un dénominateur commun : la trace. La trace en tant que ce qui reste de ce qui a été. La trace en tant qu’image d’un devenir. La trace en tant que matérialisation d’un rapport au temps qui passe. Christian Dupuis se laisse entraîner par ses sujets, il accepte de les traiter gentiment pour commencer, il se laisse happer tout d’abord par un système de représentation figuratif sans opposer de résistance aux images un peu faciles qui s’offrent à lui, qui s’imposent malgré lui. Il sait que tel n’est pas le résultat escompté, mais il a compris avec le temps qu’il devait emprunter ce chemin pour pouvoir se débarrasser de ses premières fausses bonnes idées, qu’il devait absolument les ronger, les user, les corroder ! Il élague donc, il taille dans le gras pour se rapprocher petit à petit de ce qui lui semble juste, de ce qui le touche tout en laissant dériver sa pratique au gré de l’inconnu, vers d’improbables rivages… il se perd volontiers dans un dédale de ruelles, le regard aux aguets, à la recherche des mystères que voudra bien lui livrer le hasard. Ainsi travaille Christian Dupuis, il s’élance avec dans son sac une somme d’éléments essentiels, il plonge dans son processus créatif et se laisse porter par les rencontres aléatoires que lui souffle sa pensée. Il lui faut ensuite choisir de s’arrêter ou de continuer… C’est là toute la difficulté de l’exercice qui combine les références, le savoir-faire et un certain laisser-aller…


école des beaux arts – dessins et sculptures

Henri-Georges VidalDu 12 janvier au 1er mars 2013

Henri-Georges Vidal – exposition

La forme qu’ Henri-Georges Vidal nous propose d’explorer dans le cadre de cette exposition est loin d’être anodine. Cette forme tutoie la perfection, serait-on tenté d’écrire, en supposant que cette formule ait un sens commun au nombre des spectateurs de cet espace. De cette forme, nul ne peut revendiquer la paternité, s’agissant de l’œuf il serait plutôt question de maternité ! Mais qui fait l’œuf ? Je l’ignore ! En tout cas il existe, il existe à l’état brut, il est une forme dans ce que l’on nomme « la nature ». De couleurs et de textures multiples, sa forme ne varie pas, tout simplement parce que l’on ne peut mieux faire ! N’est-ce pas le propre de la perfection ? Oui mais l’œuf casse ! Cette forme aussi extraordinairement banale est vouée à disparaître ! Tout comme le reste me direz-vous, mais s’agissant de lui, il est question de très court terme, le temps d’une gestation ! Henri-George Vidal a trouvé la parade. Il nous les a renforcés, consolidés, épaissis. Et puis il les a cuits. Ils sont désormais prêts à défier le temps, couvés des regards. L’observation minutieuse de ces enveloppes ovoïdes n’a pas fini de nourrir notre imagination car cette forme nous est commune ! ne l’avons-nous pas tous occupé ? Elle nous est familière et le cordon cérébral qui nous y relie agit comme un réseau à très haut débit de sentiments et de sensations, profondes, intimes, archaïques. Laissons-nous aller à leur contemplation douce, laissons notre regard les frôler ou au contraire les distinguer à bonne distance. Quelque chose se passera de toute façon car ces formes nous habitent et incarnent le temps, un état en suspend, ce que nous avons été, ce que nous sommes et ce que nous deviendrons…


école des beaux arts – Alfred Manessier

Manessier

Du 17 novembre au 21 décembre 2012

Alfred Manessier s’affiche aux beaux arts

L’affiche d’exposition, objet de communication s’il en est, a pour raison d’être de faire savoir, de susciter le désir de voir, de découvrir, un lieu, un événement, une œuvre, un artiste ! De nombreuses affiches survivent à leur exposition ! Elles sont même souvent prisées car plus accessibles que l’œuvre originale. Cette exposition d’affiches d’expositions est une mise en abîme en guise de clin d’œil à l’éternité de l’œuvre. Cadre contre cadre elles s’offriront à notre regard, défiant ainsi le temps, l’espace d’un instant.


école des beaux arts – roger agache

Roger-AgacheDu 29 septembre au 26 octobre 2012

« voir, c’est apprendre à voir. »

Invitations d’artistes et c’est tout un art avec le collectif d’artistes « Le Marronnier »

La galerie de l’école des beaux-arts accueillera du 29 septembre au 26 octobre 2012, quelques membres du collectif Le Marronnier. L’idée de travailler à partir de l’oeuvre de Roger Agache, le pionnier de l’archéologie aérienne, nous a été suggérée par la spécificité même de cette pratique professionnelle. En tant que membre du collectif Geneviève Agache nous aura très probablement et bien malgré elle, sensibilisé au travail de son archéologue de père. Un autre élément et non des moindres a attiré notre attention sur ce sujet, Roger Agache et son épouse alors conservatrice de la bibliothèque d’Abbeville ont vécu quelques années dans cette partie de l’école que nous appelons encore de temps à autre « le logement Agache », qui était alors le logement de fonction de la conservatrice de la bibliothèque. La convergence de ces facteurs nous a semblé suffisante pour justifier cet hommage aussi artistique que collectif à l’oeuvre de Roger Agache. La pratique professionnelle de Roger Agache est indissociable de la notion de point de vue. Quoi de plus démonstratif en effet que cette méthode visant à déplacer physiquement un point de vue pour découvrir véritablement une chose, pour vérifier une hypothèse, bref, pour mettre en évidence ce qui jusqu’alors n’était que supposition! Avant d’envoyer des hommes en orbite autour de la terre, seuls les chiffres nous en suggéraient la forme! Une question de point de vue d’où découle un certain regard sur le monde ; de quoi séduire bon nombre d’artistes dont ceux de notre collectif qui se sont des lors mis au travail. Regards, traces, résurgences constitueront le socle de cette moisson. Une somme de prétextes et d’occasions rêvées de s’investir aux confins de « l’ artchéologie »! A l’instar des archéologues, les artistes érigent leur quête en sacerdoce. Ils posent des questions et tentent de débusquer quelques éléments de réponses au fond de leur âme ou dans sa traduction matérielle, l’œuvre d’art.

école des beaux arts – travaux d’élève 2012

Travaux élèves 2012

Exposition de travaux d’élèves


école des beaux arts – De l’esquisse à l’objet

Christian Migeon

Du 31 mars 2012 au 20 avril 2012

de l’esquisse à l’objet

Exposition à la galerie de l’école des beaux-arts des objets de Christian Migeon

Diplomé de l’école Boule en architecture d’intérieur et spécialisé dans la gravure sur bijoux, Christian Migeon débute sa carrière au début des années 80 en tant que concepteur de décors pour le théâtre. Il travaille ensuite pour le monde de la mode en tant qu’ accessoiriste pour les défilés de Christian Lacroix et Yves Saint Laurent. Il crée notamment pour ces maisons prestigieuses des bijoux, des collerettes et autres chapeaux. En 1985 il crée avec son épouse Marie-Thérèse la signature Migeon et Migeon, spécialisée dans la création de bijoux, d’objets de maison et de mobilier qu’ils fabriquent dans leurs ateliers. Avec Migeon et Migeon, la résine colorée accède au rang de matériaux noble et l’usage qu’ils en font se décline en une vaste palette chromatique. Ils jouent avec l’opacité et la transparence de cette matière qui au creux de leurs mains et à force d’expertise se transfigure sans cesse. Ils vont jusqu’à y inclure d’autres matériaux et avec Migeon et Migeon, c’est l’or qui sert de faire valoir à la résine. Dans les années 90, le célèbre bougeoir Benazir achèvera d’assoir la renommée de cette signature. Depuis quelques années, Christian Migeon n’a de cesse de capter l’air du temps. En tant que désigner, il considère que le fruit de ses recherches doit être en phase avec l’époque actuelle tout en le faisant évoluer d’un point de vue esthétique et technique. Son travail se conjugue donc au présent et au futur, les expériences passées de ses pairs créateurs s’offrant à lui tel un socle inébranlable bien évidemment. Ce regard qu’il porte sur l’avenir donne naissance à des formes qui s’inscrivent donc dans le cycle ininterrompu de la création et de son évolution. Le désigner, contrairement à son cousin l’artiste plasticien, doit travailler en étroite collaboration avec les différents professionnels impliqués par l’élaboration d’une nouvelle forme, d’un nouvel objet ou d’une nouvelle matière, tant au niveau commercial que du point de vue technique. Il doit intégrer à sa réflexion un faisceau complexe de paramètres à savoir, des problèmes techniques liés à la matière même, les temps de fabrication ou le coût des consommables entre autres… Le produit fini doit également correspondre à l’esprit défini par le commanditaire, qu’ il s’agissse d’une entreprise ou d’une marque commerciale précise. Le désigner travaille également avec les équipes de marketing et commerciales à l’élaboration des catalogues et des outils de communication. Il est par exemple consulté pour le dossier de presse, il doit savoir parler du produit , le défendre et le situer dans son époque. Christian Migeon invente des formes qui associent archaïsme et modernité. Les sculpteurs, les architectes et les désigner du vingtième siècle, ont tracé un sillon que bon nombre d’artistes prolongent encore aujourd’hui. Ainsi, cette quête de dépouillement initiée par des Brancusi ou Pompom, par l’école du Bauhaus, par Le Corbusier en ce qui concerne l’architecture ou Charlotte Perriand pour le mobilier, nourrit encore aujourd’hui la démarche de notre désigner. Attentif à leur fonctionnalité ainsi qu’à leur ergonomie, Christian Migeon donne ce supplément d’âme à ces objets qui partagent notre vie quotidienne, la plupart du temps en toute discrétion. Ces oeuvres nous rendent la vie plus belle, plus douce, plus fine et infiniment plus riche. Riche de ces sens qu’elles flattent et qu’elles stimulent, transformant nos actions les plus anodines en véritable moment de bonheur.

ECOLE DES BEAUX ARTS – GINETTE ET BERNARD

Du 4 février 2012 au 16 mars 2012

GINETTE ET BERNARD

Ginette Petit

Les arts plastiques n’ont pas toujours occupé la vie de Ginette Petit.
Pendant quatre décennies, elle s’est d’abord consacrée au  grand œuvre de son existence.
Ce fût pour elle un travail magnifique, grandiose, une mission quasiment héroïque dont elle s’est acquittée avec la modestie et l’humilité des grandes personnes, avec l’amour et la tendresse surtout, déversés sans retenus sur sa nombreuse famille.
La famille de Ginette et ce n’est vraiment rien de l’écrire, constitue le socle de son existence, les fondations puissantes d’une vie d’artiste longtemps en sommeil. Elle aura dû attendre le départ de son dernier petit pour s’affranchir enfin et penser un peu à elle, pour s’installer fièrement sur ce socle patiemment érigé! Elle aura dû attendre encore pour puiser dans cette source d’énergie familiale et porter son regard sur l’horizon désormais complètement dégagé de la pratique artistique.
Le ressort très longtemps contenu, bridé, verrouillé de son désir de création lui a fourni malgré cela une extraordinaire raison d’espérer et de rêver car elle savait cette puissance au fond d’elle même; elle sentait cette force en attente, remisée, mais entretenue patiemment, huilée, lustrée et conservée dans l’écrin de son âme. Elle la sentait prête à jaillir la fontaine de jouvence, attendant encore son heure, le moment, la fenêtre de tir. Et c’est le décollage enfin, la machine s’est mise en marche, pour  notre bonheur, prodigieuse, infatigable, systématique, analytique… Elle passe par la réalité, c’est-à-dire par la représentation de la réalité, celle qui l’entoure, les paysages, les petites églises, les jardins et les fleurs. Elle fourbit ses pinceaux sur ce qu’elle connaît, sur ce qui la rassure aussi, probablement. Mais bientôt elle se sent à l’étroit dans ces vastes plaines notre little big woman et elle explore de nouvelles pistes, de nouveaux champs esthétiques qu’elle éprouve les uns après les autres. Elle nous livre enfin des œuvres abstraites de techniques mixtes et… pas si abstraites en vérité, car de ses combinaisons naissent des images, des histoires, des émotions et des sensations qui nous sont plutôt familières !
Ginette Petit nous rappelle enfin que le miracle de la puissance créatrice, s’agissant d’art ou d’autres champs de l’activité humaine, n’en demeure pas moins laborieux.

Bernard Bermont

Bernard Bermont a installé son bestiaire fantastique dans notre galerie. Son univers est peuplé, de créatures, de personnages et de formes tout droit sortis des paysages embrumés de la côte picarde. Ils nous inspirent des contes et des légendes autour des  baies de somme et d’authie.
Chasseur et pêcheur, Bernard les a parcourus et explorés par tous les temps et à toutes les heures du jour et de la nuit.
Je l’imagine dans son hutteau, immobile, cloîtré et frissonnant, scrutant l’horizon de son camouflage façon bière.
Je l’imagine en proie à la gamberge alors qu’aucun volatile décidément ne daigne le pointer du bec !
Je l’imagine baillant en digérant l’une des ses terrines interdites et modelant  déjà ses futures et improbables bestioles de terre.
De cette attente, l’artiste trappeur aura tiré mille occasions de fuir, de s’élancer à tire d’ailes, de constituer d’espace et de temps le terreau de son jardin invisible.
Il l’ignorait alors peut-être, mais elles étaient sans doute déjà  en lui, ses créatures, ses passagers clandestins, les filles et les fils de sa baie cérébrale.
Lorsque Bernard se met à l’ouvrage, l’ordre trépasse, un joyeux chaos s’installe sur la table et sur le sol, les choses s’agglomèrent autour de lui, des débris divers et variés, d’origine naturelle le plus souvent, des brindilles, de la paille, des branches, des planches de bois, des plumes, des petits os, qui ont été collectés au cours de ses pérégrinations côtières.
Il y en a partout ! Mais de ce magma, que seuls les initiés peuvent comprendre, naît rapidement une forme, d’une idée que Bernard a bien calée dans sa tête et qu’il fait jaillir avec une extrême dextérité.
Bernard Bermont a très bien compris la terre ! Est-ce de l’avoir foulée ? D’y avoir enfouie ses bottes en caoutchouc ? Toujours est-il que ses doigts, ses mains et son esprit assurent comme des bêtes, ils gèrent, ils maîtrisent, inventant la méthode et l’outillage indispensable à l’aboutissement de chaque œuvre.
Notre société voue un culte absurde à l’éphémère et superficielle apparence de l’être mais Bernard nous prouve que la finesse, la légèreté et le raffinement savent aussi jouer au chat et à la souris !

ECOLE DES BEAUX ARTS – DERNIER CRI

Dernier CriDu 3 décembre 2011 au 13 janvier 2012

ANDRE ZETLAOUI

André Zetlaoui offre à notre regard ses travaux en volume qu’il qualifie volontiers de satiriques et d’anecdotiques. Il n’hésitera pas à en habiller certains pour l’hiver…

dernier cri évidemment…

ECOLE DES BEAUX ARTS – ACHEULEEN

AcheuleenDu 22 octobre au 18 novembre 2011

Estampes numériques de Patrice Roger

Ce travail a été réalisé dans le cadre d’une résidence au centre culturel « l’Etoile du Sud » à Amiens situé près du jardin aechéologique de Saint Acheul : à l’origine du nom donné à la période préhistorique dite de « l’Acheuléen » (400000 ans avant J-C).

L’archéologie préhistorique a influencée le processus créatif de l’artiste qui a réalisé dans ce cadre un travail sur l’évolution humaine, sur les échanges et sur la relation entre le passé et le présent.

Ecole des Beaux Arts – ISATIS TINCTORIA

Isati Tinctoria

ISATIS TINCTORIA

du 30 septembre au 14 octobre 2011

Exposition de Délphine Bloc (volumes) et

de Sylvie Gosselin (photographies)

en partenariat avec le collectif d’artistes « Elidée ».

Le collectif « Elidée » sera également représenté à l’Atelier des Couleurs de Méharicourt par Christine Bover, Agnès Gomez, Claire Dognicourt, Hélène Naty et Jean-Michel Heniquez, dans le cadre de la manifestation « Invitations d’Artistes » à l’initiative du Conseil Régional de Picardie. Cette exposition aura pour thème, la waide, une plante chère à la Picardie.

ecole des beaux arts abbeville – Portraits

Montardier

Franck Montardier

Exposition du 15 mars au 15 avril 2011

Franck Montardier se figure la tête de l’autre, cet autre lui-même qu’il distingue tel  » un hologramme surgit de nulle part  » pense-t-il, mais qui en définitive, est bien le fruit de sa pensée, évanescence caustique qui le mine et le ronge.

Cet être multimodale, il nous le donne à voir sous différents angles. Mais il n’est pas question ici de revisiter le temps et l’espace à la manière d’un Braque ou d’un Picasso ; mais bien plutôt, de jeter à la face du spectateur le chaos de ses sentiments et de ses émotions.

Il nous entraîne dans son terrible rapport à l’existence et nous renvoie à nos propres incohérences, à notre incapacité à faire ce que l’on dit et à dire ce que l’on fait.

Jeu subtil de glissements de terrains … il nous impose son « je » cérébral en carton, son monde perdu aux confins des jeux de mots (maux).En choisissant d’ exposer le travail de Franck Montardier, artiste autodidacte de 43 ans, à la galerie de l’ école des beaux arts, nous permettons au public de découvrir un aspect singulier de la création artistique dans la mouvance de ce que l’ on appelle l’ art brut.

Franck Montardier nous donne à voir des images particulières s’ il en est.

Parmi les thèmes qu’ il traite d’ une manière générale, à savoir, le paysage, les animaux entre autres, nous avons choisi de présenter une sélection de portraits où la figure humaine est représentée dans toute sa complexité.

Il nous propose des représentations introspectives ou multicéphales d’ un être étrange, nous donnant à voir, son moi extrapolé.

Il explore ailleurs des thèmes mythologiques et religieux qu’ il mêle à ses visions cauchemardesques.

Franck Montardier nous jette à la face son sentiment d’ humanité, l’ imbroglio de ses émotions et sa vision résolument anthropomorphique du monde.

Cette exposition est réalisée en partenariat avec la galerie Le Carré Noir du centre culturel Le Safran à Amiens.

ecole des beaux arts abbeville – Exposition Yazid MEDMOUN

Photographies

Exposition du 6 Décembre au 14 janvier 2011

A l’instar du peintre Hubert Robert, Yazid Medmoun voue un culte particulier aux édifices en état de délaissement et d’ abandon.

Exit les temples romantiques, c’est bien de la situation transitoire des édifices à vocations industrielle et d’habitation dont il est ici question. Une situation qui suppose un devenir, une décomposition et une transformation, autant de fenètres et de portes ouvertes sur l’imagination.

Ce passage de l’inutilité avérée à une hypothétique renaissance, s’accompagne d’une profonde mutation.

Les aléas climatiques et la colonisation par les plantes pionnières influencent grandement ce bouleversement.

Des interventions humaines plus ou moins violentes modifient également l’ apparence de ces lieux; ici nous avons affaire à un effet domino désastreux de la mondialisation.

Ainsi intronisés punching-ball de permanence, ces espaces deviennent les exutoires privilégiés d’un irrépressible besoin de détruire, l’objet de pulsions morbides archaïques, en préambule d’une vague résurrection, fût-t-elle uniquement fantasmée.

ecole des beaux arts abbeville – Papiers d’Algérie

CHRISTINE BOVER

DU 11 OCTOBRE AU 5 NOVEMBRE 2010

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Christine Bover est née en 1955 en Algérie.
Elle quitte ce pays en 1964, soit deux ans après son indépendance.

Cette rupture avec l’enfance et son terreau natal est brutale, sans appel, sans retour en arrière possible.

Cet évènement l’amènera à travailler sur la mémoire et le souvenir ; sur les traces et les signes qui se croisent et se mélangent dans son esprit, situant toujours son champ pictural et plastique dans le cher pays de son enfance.
Quatorze années s’écoulent avant qu’elle retourne en Algérie où elle retrouve l’ancienne pépinière de sa famille et les personnes qui travaillaient alors pour son grand-père.
Un retour aux sources qui lui donne l’occasion de collecter des petits objets, des fragments de matières et des morceaux de papiers ; ramassés ça et là ; ils sont autant d’éléments matériels qui de par leur charge, agissent comme stimulants de la mémoire.
A l’aide de ses collections elle élabore des paysages intimistes dans des boites que l’on peut à loisir, ouvrir et refermer.

Les reliques bidimensionnelles qui nous intéressent ici sont scannées et stockées dans la mémoire de son ordinateur. Elle fait traduire les fragments de textes rédigés en arabe de manière à pouvoir établir, au besoin, une relation entre le fond, la forme et le sens des images qu’elle fabrique. Les souvenirs et les images s’accumulent dans notre cerveau ; comment s’y ordonnent-ils ? Comment interagissent-ils ? Comment interpréter les combinaisons qui découlent de ces rencontres ? Fortuites ? Aléatoires ?

Autant de questions que se pose Christine Bover.

A l’aide de son outil informatique, grâce à sa capacité de mémoire et à sa vélocité, elle peut mixer tel un DJ ? Les bandes de texte et les images. En infographie, on parle de calque, ce sont des images que l’on superpose et que l’on peut manipuler indépendamment les unes des autres, mais qui, par transparence, constituent une entité picturale. Elle manipule ces calques à la manière d’un rêve où s’enchaînent, sans logique apparente, les mots, les sons et les images. Il est question ici d’une certaine logique, celle des interférences et des signaux qui se répondent à une vitesse qui ne nous laisse guère le temps de comprendre et de se rassurer. La circulation de ces flux d’information et leurs télescopages incessants, Christine Bover les capture, les fixe de quelques clics sur son écran. Elle nous donne à voir le fruit de ces circonvolutions artificielles.



ecole des beaux arts abbeville – Exposition Michel Gombart

« Lectures » Photographies

Exposition du 4 janvier au 5 février 2010

On comprend mieux le sens de « chasseur d’image »lorsque l’on observe les photographies de Michel Gombart.

Il peut parfois compter sur le hasard des rencontres en supposant qu’il ait toujours le déclic à l’index ; il peut trébucher sur les éléments nécessaires à la réalisation de l’image recherchée en se rendant au travail…

Mais rien ne remplace à ses yeux, la quête, la déambulation, la scrutation préméditée ! Rien ne remplace l’exploration attentive et réfléchie d’un territoire défini.

Les images existent déjà quelque part, il faut juste les trouver, les débusquer et les capturer.

Lorsqu’à l’angle d’une rue, dans la foule ou au centre de nulle part Michel Gombart détecte son sujet, c’est-à-dire la convergence de quelques paramètres indispensables à la réalisation de la bonne photograhie : il ne les distingue pas en tant que tels, il les sent ! Car la scène souvent est éphémère, fugace, Michel le sait, il n’aura pas le temps de l’observer, de l’analyser, dans profiter, d’en jubiler ; non, il doit faire feu, très vite et réfléchir après pense t-il… Mais sa pensée va très vite, libérée de sa conscience elle va directement à l’essentiel. Les facteurs sont disséqués, il ne le sait pas encore car sa longue pratique photographique a hypertrophié son sens de l’analyse, sa capacité à comprendre et à réagir. Tel un animal ou une plante parfaitement adapté à son ecosystème

Il photographie comme il respire…


ecole des beaux arts abbeville – Exposition Camille GRAIN

Sculptures

Exposition octobre novembre 2009

Designer en textile et objet de formation, Camille Grain chemine naturellement entre la deuxième et la troisième dimension. Il revisite la notion de  » matériaux souples « , chère aux professionnels du prêt à porter en les employant à contre sens, à contre courant, à contrario…

Il joue avec la matière, il ironise avec les textures qui se transforment en autant de pièges à regards car elles ne sont jamais ce qu’elles ont l’air d’être.

Avec Camille, l’habit ne fait pas le moine, il aurait même tendance à le tromper, à l’égarer dans les méandres d’une surprenante apparence. En transformant le motif en volume, Grain fait du pied de poule un bas-relief. Avec lui le vichy se fait chaise et le madras éléphant…

Des objets sont utilisés comme structures porteuses.

Au-delà de leur fonction même, c’est leur capacité à recevoir une nouvelle peau qui retient l’attention de Camille.Ils sont ensuite recouverts d’une multitude de fragments, d’une nouvelle matière, ici des lamelles de store, là des cubes de mousse ou copeaux de bois.

Une nouvelle enveloppe transfigure alors le volume, l’objet, affranchi de sa fonction, deviens une entité à haute valeur ajoutée.

ecole des beaux arts abbeville – Dessins préparatoires

Baudouin Luquet

Exposition du 7 mai au 18 juin 2010

Organisé en partenariat avec le musée Boucher de Perthes dans le cadre de l’exposition :  » extraits de séries » œuvres de 1976 à 2006.