Marie-Françoise Deligny
CHEMINEMENT

Mon travail, orienté sur l’empreinte de la lumière sur la matière, s’est
souvent porté sur la relation aux lieux, révélateurs de traces de vies
et d’histoires : par exemple les sujets sur La Sucrerie d’Abbeville
(« Dernière saison »), Tergnier (centre de réhabilitation des trains),
La Charmille (foyer pour enfants).
C’est ainsi que Les chambres sont devenues mon sujet de
prédilection.
L’empreinte des corps y est suggérée à travers les désordres
voluptueux des étoffes.
Petit à petit, mon intérêt s’est porté sur l’univers floral, exprimé
volontairement en noir et blanc pour en donner une perception plus
subtile et plus sensible.
Cette démarche suscite inévitablement des approches intermédiaires
qui m’ont permis de diversifier ma façon de capturer
photographiquement les sujets.
Cela rejoint la manière dont je ressens l’imperceptible et traduit mon
questionnement sur les choses de la vie.
Marie-Françoise Deligny
